Vous l’avez constaté comme moi, on nous parle sans cesse d’économiser l’eau. Certes, nul besoin d’être un génie pour comprendre que quelques litres préservés représenteront quelques euros de moins sur la prochaine facture (ou bien plus !). Mais l’intérêt environnemental, où est-il ? On est entouré d’eau. il y en a partout. C’est même le principal constituant de nos propres corps humains. Oui mais si on enlève les eaux non directement exploitables (les eaux de mer mais également les eaux polluées de nos rivières pour ne citer que ces exemples !) il ne reste plus grand chose. Plus beaucoup d’eau potable en tous cas.
N’est-il dès lors pas choquant de déverser 12 litres d’eau potable pour évacuer un “petit pipi” alors qu’un milliard de nos concitoyens dans le monde n’ont pas accès à un point d’eau aménagé et que 2,4 milliards d’individus sont privées d’un accès à des infrastructures sanitaires de base ? Il ne s’agit pas, bien sûr, de culpabiliser le lecteur de ces quelques lignes (qui a, notons le, déjà fait l’effort de se rendre sur un site ouvertement orienté “durable” et de le lire, au moins partiellement). Mais pourquoi ne pas tirer parti d’une richesse littéralement tombée du ciel. Chaque pluie apporte en effet une quantité utilisable d’eau de qualité satisfaisante pour de nombreux usages : arroser vos fleurs, laver votre vélo (j’anticipe en considérant que vous avez déjà fait une croix sur votre ex-mode de déplacement favori, à savoir cette aporie que représente la voiture individuelle), alimenter votre chasse d’eau, etc. Voire plus (y compris la consommation) si on envisage des systèmes de filtration avant utilisation.
Rien de plus simple (si l’on peut dire), vous avez probablement un receveur tout prêt : votre toit. Les “canalisations” sont déjà installées également : ce sont vos gouttières. Ne reste plus qu’à installer une cuve au lieu de déverser directement cette manne dans les égouts (et au passage, bien souvent saturer la capacité de traitement des stations d’épuration au moment des grandes pluies !). Si vous envisagez un usage sanitaires de cette eau, quelques précautions s’imposent pour ne pas risquer de confondre le circuit d’eau potable avec cette eau de pluie qui ne l’est pas. Mais rien d’insurmontable.
Quelques références utiles pour récupérer et utiliser l’eau de pluie...
* Récupérer et valoriser l'eau de pluie, Gérhard Deltau, Edition SAEP (5,90€)
* Récupérer les eaux de pluie, Brigitte Vu, Edition Eyrolles (9€)
Crédit photo : http://ecohabitatsolutions.free.fr
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Voir aussi :
- + eau-de-pluie.com
- + ideesmaison.com

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