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Conduit de fumée : Lequel choisir ?
Par batiproduitsmaison - le 20 octobre 2008 dans Dossiers spéciaux
 
Conduit de fumée : Lequel choisir ? - Dossiers spéciaux - blog de la construction, de la décoration et de l’habitat vert

Véritable affaire de professionnels, le choix d’un conduit de fumée dépend de la nature de l’appareil de chauffage, de son énergie et de la configuration de l’installation.


1- Spécificités et combustion

Un conduit de fumée fait partie intégrante d’une installation de chauffage au bois, au gaz, au fioul ou au charbon. C’est lui qui assure l’évacuation des gaz et des fumées de la combustion, vers l’extérieur de l’habitation, et permet dans le même temps de créer le tirage nécessaire au bon fonctionnement de l’appareil.

Il existe actuellement quatre grandes familles de produits : les boisseaux en terre cuite ou béton, les conduits en céramique réfractaire, les métalliques et les plastiques. Mais attention, le choix d’un conduit doit être adapté au type de combustion retenu, au combustible, ainsi qu’à la hauteur de tirage de l’installation. En effet, chaque produit est spécifique et possède ses propres caractéristiques à savoir une résistance aux températures et aux pressions plus ou moins élevées des fumées, une résistance à la condensation, à la corrosion, au feu de cheminée…

2- Le bon matériau pour une bonne utilisation

Héritiers des anciens conduits maçonnés en briques pleines, les boisseaux en terre cuite et en béton sont généralement associés à des cheminées d’agrément à foyer ouvert. Dotés d’une section intérieure circulaire ou carrée, ils sont composés d’éléments préfabriqués empilés les uns sur les autres et liés au mortier, et peuvent nécessiter un renfort au niveau des fondations. D’un coût plus élevé, les produits composites constitués d’un conduit intérieur en céramique réfractaire, d’un isolant et d’un habillage, répondent particulièrement bien aux contraintes de températures élevées des cheminées à foyers fermés, inserts, et poêles au bois et charbon.

De leur côté, les conduits métalliques isolés sont fréquemment utilisés pour les chaudières classiques fonctionnant au gaz, fioul, bois ou charbon, les foyers fermés et inserts. Le plus souvent en acier inoxydable, ils sont parfois proposés en aluminium. Dans le cadre de chaudières à condensation (gaz) et à basse température (gaz ou fioul), les conduits doivent être en acier inoxydable de très haute qualité. Ces nouveaux appareils produisant beaucoup de condensats avec des températures de fumées ne dépassant pas 120 à 160°C, il est toutefois fréquent de préférer les conduits en matériaux de synthèse, nettement moins sensibles à la corrosion et à la condensation. A noter que ce type de produit ne convient pas aux chaudières classiques et aux cheminées à foyer fermé ou ouvert.

Prévoir un entretien régulier
Dans le cadre de la prévention des incendies et des intoxications au monoxyde de carbone, l’installation et l’entretien d’un conduit de fumée doivent être réalisés par des professionnels. La réglementation prévoit la réalisation de deux ramonages par an dans le cas d’un appareil de chauffage au bois (dont un en période de chauffage), une fréquence ramenée à un ramonage par an dans le cas d’une chaudière gaz.


3- Conseils d’utilisation

En terme d’installation, il est important de privilégier le tracé le plus vertical possible ainsi qu’une section uniforme. Une partie inclinée est toutefois possible, mais sa pente ne doit pas excéder 45° par rapport à la verticale. Devant sortir en toiture, le conduit doit dépasser d’au moins 40 cm le faîtage de l’habitation. En intérieur, on veillera à respecter une distance de sécurité suffisante entre les parois externes du conduit et tout matériau combustible. Elle varie selon la résistance thermique du conduit de 5 à 8 cm en moyenne.

La pose d’un conduit de fumée est enfin complétée par plusieurs accessoires de fumisterie, compatibles avec la gamme du fabricant : sorties de toit, grille de ventilation, trappe de ramonage, plaque de sécurité pour les traversées des planchers (ventilées ou non), élément de raccord à l’appareil de chauffe, élément de purge, joints…

A noter que le conduit doit bénéficier de la marque NF ou d’une certification CSTBat pour les produits non traditionnels, et d’un Avis Technique dans le cas de conduit à récupérateurs de chaleur.

Quand peut-on utiliser un conduit existant ?
La réhabilitation d’un conduit existant n’est possible qu’après avoir fait vérifier par un professionnel sa compatibilité avec l’installation de chauffage, son étanchéité, sa stabilité, sa résistance, sa section et sa hauteur. Lorsqu’elle est envisageable, il est conseillé de prévoir le tubage de l’ancien conduit, c’est à dire l’insertion d’un conduit de fumée indépendant, ou son chemisage, à savoir la réalisation d’un enduit adapté sur ses parois intérieures.

Crédit photo : La Nive

V. Pavie





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