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Couverture : les questions à se poser avant de couvrir
Par batiproduitsmaison - le 18 mai 2009 dans Dossiers spéciaux
 
Couverture : les questions à se poser avant de couvrir - Dossiers spéciaux - blog de la construction, de la décoration et de l’habitat vert

En neuf ou en rénovation, les travaux de couverture sont liés aux habitudes de construction locale ou régionale qui sont reprises dans le règlement du POS ou du PLU. Si ce dernier offre des dérogations, il faut alors se conformer aux règles de base définies par les NF-DTU de la série 40.

La toiture est la première ligne de défense contre les éléments extérieurs, vent, pluie, neige, poussières… Pour qu’elle remplisse toutes ces fonctions, elle doit posséder des caractéristiques liées aux conditions climatiques et à la situation de la maison. Ces règles sont reprises dans les DTU correspondant à chaque type de couverture (tuiles plates, à emboîtement, ardoises…). En voici les grandes lignes et les précautions à prendre avant de couvrir.


1- La pente

La toiture est d’abord conçue pour se protéger des intempéries et évacuer le plus rapidement possible les eaux pluviales vers la gouttière. Sa pente est donc prévue en conséquence. Elle s'exprime en pourcentage, en degré ou en mètre par mètre (mpm), soit la hauteur de la verticale obtenue pour 1 mètre de projection horizontale, par exemple : 0,70 m de hauteur =0,70 mpm = 70 %. L’angle formé par la projection horizontale et la diagonale qui relie le point haut donne l’inclinaison du rampant (du toit), soit 35° dans notre cas.

La pente dépend à la fois de la conception de la tuile, de l'ardoise... mais aussi de la zone climatique, du site de la construction et de la présence ou non d’un écran de sous toiture. Respectez impérativement ces paramètres qui figurent généralement dans les documentations des fabricants.

2- Les zones climatiques

La France est divisée en trois grandes zones climatiques.

La zone I est constituée par tout l'intérieur du pays, par la côte méditerranéenne, et pour les altitudes inférieures à 200 m.

La zone II réunit la côte atlantique sur 20 km de profondeur, la bande située entre 20 et 40 km de Lorient à la frontière belge et les altitudes comprises entre 200 et 500 m.

La zone III inclut la côte atlantique, de la Manche et de la Mer du Nord sur une profondeur de 20 km, de Lorient à la frontière belge, et les altitudes supérieures à 500 m.

3- La situation environnementale

L'emplacement de la maison par rapport à l'environnement se superpose à la zone climatique. Un site protégé correspond à une construction dans le creux d’une cuvette entourée de collines sur tout le pourtour et ainsi protégée du vent.

Un site normal, c'est une plaine ou un plateau présentant des dénivellations peu importantes.
Un site est dit exposé lorsque les habitations sont sur le littoral jusqu'à une profondeur d'environ 5 km, sur le sommet des falaises, dans les estuaires ou baies encaissées et, à l'intérieur du pays, dans les vallées étroites et ventées, sur les montagnes isolées ou élevées.

4- Indispensable ventilation

Une bonne ventilation de la sous-face de la couverture s'avère obligatoire pour deux raisons. Au moment des précipitations, les tuiles et ardoises absorbent une certaine quantité d'eau qu’il est nécessaire d’évacuer avant les périodes de gel. Sinon elles se fissurent, cassent… Cette ventilation évite aussi les phénomènes de condensation qui contribuent au pourrissement des bois de charpente et au développement des champignons de pourriture et des insectes xylophages.

Le principe consiste à créer une lame d’air de 2 à 4 cm d’épaisseur entre la sous face des éléments de couverture et les chevrons de la charpente ou un contrelattage fixé sur le chevronnage lorsqu’un écran de sous toiture est posé. Dans ce dernier cas, il est aussi nécessaire de créer une lame d’air entre isolant et écran, sauf si l’écran est du type HPV (hautement perméable à la vapeur).

La circulation de l’air est constamment maintenue en prévoyant des entrées sous le débord du toit ou par la pose de chatières en partie basse et des sorties en partie haute (pose de chatières, de tuiles faîtières montées à sec avec closoir ventilé).

Quasi indispensable, l’écran de sous toiture
Obligatoire dans certains cas (zones ou lieux géographiques exposés, pente de toit insuffisante…), la pose d’un écran de sous toiture est aujourd’hui vivement recommandée. Outre la protection contre les pénétrations (eau, air, poussières, neige poudreuse), il amortit les à-coups du vent, limite le soulèvement et le déplacement des tuiles. Plus ou moins perméable à la vapeur d’eau, il permet l’évacuation de l’humidité intérieure et empêche celle-ci de se condenser dans l’isolant.

Les formes de toit
Les différences climatiques en France ont conduit nos ancêtres à construire des toitures adaptées aux intempéries. Elles se déclinent principalement sous 7 formes. La présence d’un débordement de toiture ou avant-toit protège les façades de la maison du ruissellement des eaux de pluie lorsqu’il n’y a pas de gouttière. C’est aussi une méthode de créer de l’ombre pour se protéger du rayonnement solaire ou de retenir la neige dans les régions montagneuses.

Crédit : Imerys Toiture

JP Nicolet





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