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Le bruit : Comprendre pour soigner
Par batiproduitsmaison - le 09 septembre 2009 dans Dossiers spéciaux
 
Le bruit : Comprendre pour soigner - Dossiers spéciaux - blog de la construction, de la décoration et de l’habitat vert

Plus de la moitié des Français considère le bruit comme une pollution, au même titre que les gaz à effet de serre. Facile à atténuer en construction neuve, elle est plus difficile à maîtriser en rénovation car le bruit est un phénomène complexe. Les solutions existent à condition d'en connaître la propagation, d’en identifier l'origine et… d’en discuter avec votre voisin trop bruyant.

C’est à partir de 1970 que les méfaits du bruit ont été pris en compte. Une première réglementation acoustique (RA) a posé les bases de la lutte contre le bruit. Elle a été suivie régulièrement par d’autres en 1978, 1992, 1994 et dernièrement en 2000 (RA 2000) pour améliorer la qualité acoustique dans les bâtiments neufs. A savoir que les différentes RA s’appliquent aux logements neufs. En rénovation, il est possible d’atténuer les nuisances sonores dans de nombreux cas à condition de déterminer leur origine.


1- Une onde sonore

Un son est une vibration de l’air caractérisée par sa fréquence (Hertz) qui varie du grave à l’aigu et par son intensité. Cette dernière s’exprime en décibels (dB). 30 dB correspond à un murmure, 50 dB à une conversation ou des bruits courants, 70 à 80 dB à un trafic routier intense mais supportable, 90 à 100 dB à des travaux sur la chaussée. Supérieur à 100 dB, le bruit est supportable un court instant et devient insupportable au-delà de 130 dB (seuil de la douleur).

2- Les bruits aériens

Ils se propagent de l'extérieur vers un local ou d'une pièce à une autre et s'accompagnent de transmissions latérales dites indirectes par les parois autres que celle de séparation (plafond, sol) ou parasites par les défauts de construction (boîtiers électriques mal colmatés, fissures…). Deux mesures permettent d’apprécier les qualités d’une isolation aux bruits aériens.
L’indice Rw représente la capacité d’un élément de la construction (mur, plancher, plafond, menuiseries...), avec ou sans isolant, à atténuer l’intensité des bruits. Plus Rw est grand, meilleure est l’isolation acoustique.
L’isolement DnT,A correspond à la mesure que l’on souhaite obtenir et qui sera suffisante pour atténuer le bruit entre les pièces. Elle intègre les transmissions de bruits directes et les transmissions indirectes par les parois contiguës. Plus DnT,A est élevé, plus l’exigence est sévère.

Par exemple, la RA 2000 exige un isolement minimum de DnT,A = 53 dB entre les pièces principales d’un logement. Si le bruit d’émission est de 90 dB, l’indice Rw de la paroi (avec ou sans isolant) séparant deux pièces devra être de 90 – 53 = 37 dB. Les complexes de doublage associant de la laine minérale et du polystyrène expansé à bonne conductivité thermique permettent d’obtenir ces performances.

Les exigences de la RA 2000
Elle exige un DnT,A de 53 dB par rapport aux autres logements ou pièces contigus, de 55 dB entre les pièces principales d'un logement et le parking, de 58 dB entre ces mêmes pièces et un local d’activité (commerces…) et de 30 dB entre le logement et les bruits aériens extérieurs (avions, route, transports…).


3- Les bruits de choc

Le bruit d’impact correspond à des chocs sur le sol : bruits de pas, chutes d’objets... Il se transmet par le sol recevant l’objet, puis par les autres parois. Il varie en fonction du revêtement de sol, mais également en fonction de la nature du plancher.

L’indice DLw indique la réduction du niveau des bruits de chocs du revêtement de sol, des sous-couches isolantes, des chapes ou dalles flottantes. Plus DLw est grand, meilleure est l’isolation. Les moquettes atténuent les bruits de chocs de 14 à 43 dB, les sols plastiques de 2 à 24 dB par exemple.

LnT,w représente l’isolation au bruit de chocs du plancher nu ou avec un système d’isolation acoustique. Plus LnT,w est petit, meilleure est la performance. La RA 2000 fixe à 58 dB la transmission des bruits d’impacts entre deux étages.

Les bruits d’impacts se traitent dans le local d’émission. Les panneaux en laine de roche ou en polystyrène expansé à bonne conductivité de 15 à 40 mm d’épaisseur (DLw = 20 à 30 dB) et les sous-couches résilientes minces de 3 à 5 mm d’épaisseur (DLw de 17 à 21 dB), sont les produits les mieux adaptés.

La correction acoustique
Elle consiste à réduire le temps de réverbération d’un bruit dans la pièce où il est produit. Rideaux, revêtement de sol ou mural textile, tentures… y contribuent. Certains revêtements muraux acoustiques minces à coller sur les parois apportent également une correction acoustique dans les pièces.

Elle s’exprime par le coefficient d’absorption Alpha Sabine (αS), qui indique le pouvoir “absorbant” aux bruits d’un matériau. Il est compris entre 0 et 1. αS = 0 signifie que le son est entièrement réfléchi, et
αS = 1 signifie que toute l’énergie sonore est absorbée.

Crédit : Eurocoustic – Saint Gobain

JP Nicolet





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