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Récupération d'eau de pluie : quelles solutions ?
Par batiproduitsmaison - le 27 octobre 2008 dans Dossiers spéciaux
 
Récupération d'eau de pluie : quelles solutions ? - Dossiers spéciaux - blog de la construction, de la décoration et de l’habitat vert

Face à la hausse du prix de l’eau et à la vulnérabilité de la ressource, la récupération de l’eau de pluie séduit de plus en plus de français. Selon l’installation, il est possible de réaliser jusqu’à 50 % d’économies sur sa facture d’eau.

La récupération des eaux de pluie permet de disposer d’une eau gratuite, pour tous les usages non corporels et non alimentaires : arrosage du jardin, lavage de voiture et de sol, alimentation des WC, du lave-linge... Le principe en est relativement simple. L’eau de pluie est récoltée au niveau des descentes d’eaux pluviales et acheminée jusqu’à la cuve de stockage, à partir de laquelle elle est distribuée par gravitation ou par pompage.


1- Cuve enterrée ou aérienne

La cuve peut être enterrée ou aérienne. Enterrée, elle offre un gain de place évident. Mais elle protége surtout l’eau de la chaleur et des UV : une disposition préconisée pour un usage intérieur à l’habitation où il est important de garantir une certaine qualité de l’eau. Moins coûteuse et d’une mise en œuvre plus aisée, une cuve aérienne est pour sa part adaptée à l’existant, où elle s’intègre dans un coin du jardin ou à l’abri d’une cave. Afin de diversifier leur offre de réservoirs cylindriques ou rectangulaires, quelques fabricants proposent de nouveaux modèles plus esthétiques, en forme de colonne romaine ou d’amphore. Polyéthylène haute densité ou en béton ? La composition des cuves dépend là encore du type d’installation. Dans le cas d’un stockage enterré, une cuve en plastique est d’un coût moindre mais doit faire l’objet d’un lestage dans les sols humides ou être posée sur un radier en béton. Une cuve en béton permet pour sa part de reminéraliser l’eau de pluie, naturellement acide, protégeant ainsi plus durablement de la corrosion le matériel situé en aval de la cuve. Le volume des cuves varie de 50 à 9000 l.

Quel volume de stockage prévoir ?
Le volume de la cuve de stockage dépend de la pluviométrie locale (700 l/m2/an en moyenne), de la surface de récupération de la toiture et des besoins en eau (usage extérieur ou extérieur/ intérieur). Pour un foyer de 4 personnes utilisant l’eau de pluie pour l’arrosage du jardin, les WC et le lave-linge, un stockage de 5000 à 8000 l est à prévoir.


2- Installation et filtration de l’eau

Elément essentiel de l’installation, la filtration de l’eau de pluie complète le dégrillage des eaux de pluie réalisée au niveau des gouttières par les crapaudines et améliore la qualité de l’eau distribuée. Elle peut être intégrée à la cuve ou réalisée en amont par un filtre à mailles fines (0,1 à 0,35 mm) ou un débourbeur/décanteur. De son côté, la distribution de l’eau de pluie est adaptée à l’importance de l’installation : puisage au robinet pour une cuve aérienne ou pompage et circulation au travers d’un réseau de canalisations spécifiques pour une cuve enterrée. Lorsque l’eau potable est utilisée en appoint de l’installation, il est nécessaire de prévoir une disconnexion entre le réseau d’eau de ville et le réseau potable afin d’éviter tout risque de pollution du réseau d’eau potable. Par ailleurs, quelque soit l’installation, il est important de mettre en évidence le caractère non potable de l’eau, en utilisant pour cela une signalisation du type « eau non potable » ou un pictogramme montrant un verre d’eau barré…

3- Quel budget prévoir ?

Sur le marché, il existe aujourd’hui de nombreux systèmes de récupération à destination de l’habitat individuel ou collectif : des cuves aériennes dédiées à un usage extérieur, en vente dans les surfaces de bricolage, les jardineries ou sur internet, aux installations de plus grande taille pour un usage intérieur, qui font appel à des entreprises spécialisées. Les coûts varient de 35 à 1500 € TTC pour une cuve aérienne à monter soi-même et de 4000 et 6000 € TTC pour une installation enterrée réalisée par un professionnel.

Un crédit d’impôt de 25 % pour les particuliers
Les dépenses liées à la fourniture et l’installation par un professionnel d’un système de récupération des eaux de pluie, pour un usage exclusivement situé à l’extérieur des habitations principales (ex : arrosage d’un jardin, lavage d’une automobile), ouvrent droit à un crédit d’impôt équivalent à 25 % du montant des dépenses, plafonné à 8 000 € pour une personne seule et à 16 000 € pour un couple (Journal Officiel n°105 du 5 mai 2007). Cette nouvelle mesure, qui s’applique aux travaux réalisés entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2009, devrait être prochainement étendue aux usages intérieurs de l’eau de pluie . A noter par ailleurs que certaines collectivités accordent des subventions pour encourager la récupération des eaux de pluie. Renseignez-vous auprès de votre Mairie, du Conseil général et régional.

Crédit Photo : Skywater

V. Pavie





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