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Toitures d'autrefois contre toitures d'aujourd'hui
Par batiproduitsmaison - le 21 juillet 2008 dans Dossiers spéciaux
 
Toitures d'autrefois contre toitures d'aujourd'hui - Dossiers spéciaux - blog de la construction, de la décoration et de l’habitat vert

Après de longues années d’oubli, certains matériaux de couverture réapparaissent et retrouvent un certain intérêt comme matériau écologique ou pour pérenniser des habitudes régionales. D’autres font appel aux matériaux de synthèse ou au métal pour copier les tuiles et ardoises traditionnelles et réaliser des toitures économiques.

Lorsque les hommes ont commencé à construire des huttes, des cabanes, ils ont utilisé les matériaux disponibles sur place pour couvrir leurs habitations : pierre plates, roseaux, branchages… fonction de ce que l’on trouvait à la montagne, au bord d’un étang, d’une forêt… Les tuiles puis les ardoises ont participé à la disparition de certains de ces matériaux, d’autres continuent d’être utilisés pour des raisons de conservation du patrimoine ou des raisons écologiques… A l’inverse, l’industrialisation a donné naissance à des matériaux de couverture modernes et économiques (bardeaux et tuiles métalliques).


1- Des traditions locales

Dans la grande vague des produits écologiques, certains matériaux réapparaissent après de longues années d’oubli. D’autres adoptent des formes particulières spécifiques à des habitudes régionales ou locales.

Le chaume est une couverture végétale constituée de gerbes de paille de blé, de seigle, de jonc, d’ajonc… Quelques artisans spécialistes perpétuent cette tradition qui trouve aussi un certain écho chez des bâtisseurs écologistes. Aujourd’hui, les chaumeurs (ou chaumiers) utilisent dans la plupart des cas des roseaux naturels. Une couverture en chaume à base de paille ou de seigle réclame des fétus de plus d’un mètre de long. Comme l’agriculture moderne a raccourci la longueur des fétus de paille ou de seigle à moins d’1 m, ils sont devenus inutilisables. Une telle couverture peut durer 30 à 50 ans, lorsqu’elle est mise en œuvre dans les règles de l’art.

Autre couverture traditionnelle, les tavaillons en bois sont des petites tuiles taillées dans des essences naturellement durables, telle que le mélèze et le châtaignier. Appelés aussi bardeaux de bois, ancelles, essentes, Ils couvrent les toitures ou habillent les pignons des chalets de montagne. Avec le temps, ils prennent une jolie teinte gris-argent.

Les lauzes sont des grosses pierres plates taillées en forme d’écailles, qui se rencontrent également dans les régions montagneuses. On les utilise encore pour certaines rénovations. En construction neuve, on peut aussi faire appel à des imitations plus ou moins réussies.

2- Des toitures très économiques

Des éléments de couverture sous forme de plaques en matériaux composite ou métalliques sont proposés pour des raisons économiques mais aussi pratiques (allègement de la charpente et facilité de mise en œuvre).

Les bardeaux bitumés, appelés aussi shingles, très utilisés en Amérique du Nord, sont constitués d’une armature de voile de verre ou de feutre cellulosique et d’un mélange de bitume et de granulats de céramique ou de paillettes d’ardoise. Ils se présentent sous forme de bandes de 0,50 à 1 m sur 30 à 35 cm de large et 3 à 3,5 mm d’épaisseur. Résistants, imputrescibles, les bardeaux bitumés se posent facilement sur un support fixé sur la charpente, constitué de panneaux de particules ou d’un voligeage jointif. Les jupes sont découpées en forme de carré, de rectangle, d’écailles qui rappellent l’aspect des ardoises, des lauzes, des tuiles plates. Recouverts de cuivre ou de zinc, les bardeaux bitumés se patinent avec le temps et constituent des toitures d’exception.

Les plaques métalliques en acier ou aluminium moulé légères, faciles à poser, se présentent sous la forme d’une ou plusieurs rangées d’éléments, avec des teintes qui se rapprochent, selon les régions, de la tuile ou de l’ardoise. Les traitements antirouille et les multiples couches de peinture leur garantissent une grande résistance aux intempéries.

Les pannes flamandes
Probablement importée en Picardie et en Flandre par les Espagnols au 15ème siècle, c’est la petite sœur de la tuile canal : elle résulte de la combinaison en un seul élément de la tuile de courant et de couvert. En forme de S, les pannes flamandes étaient scellées au mortier. Aujourd’hui, elles sont remplacées par des modèles de tuile mécaniques à emboîtement ou à glissement, qui s’accrochent sur les liteaux.


JP Nicolet
Crédit : Bellême bois





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