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Toiture végétalisée : un jardin sur son toit
Par batiproduitsmaison - le 07 juillet 2008 dans Dossiers spéciaux
 
Toiture végétalisée : un jardin sur son toit - Dossiers spéciaux - blog de la construction, de la décoration et de l’habitat vert

Comment transformer sa toiture en couverture végétalisée ? Des systèmes de faible épaisseur, mettant en œuvre drainage, substrat et plantes vivaces, sont proposés pour la réalisation de ces couvertures au dessus de structures en béton, bois ou acier, revêtues d’une étanchéité.


Revêtir une toiture d’un mince tapis de verdure est une pratique relativement récente en France, surtout employée sur des bâtiments publics et de façon plus large sur de grandes surfaces de couverture. Connue sous le vocable de végétalisation extensive, elle n’en est pas moins adaptée au domaine de la maison individuelle ou du petit collectif, comme l’illustrent depuis de nombreuses années les réalisations de nos voisins allemands, belges et suisses. Reste que ses multiples atouts en terme d’intégration paysagère, d’isolation phonique et thermique, et de récupération des eaux de pluie ont encore du mal à compenser un coût moyen, de l’ordre de 40 euros HT/ m2, jugé élevé pour de nombreux ménages engagés dans l’acte de construire.

1- Les procédés

Les différents procédés de végétalisation présents sur le marché se composent invariablement d’un matelas drainant, d’un filtre, d’un substrat d’enracinement de 6 à 8 cm d’épaisseur (ex : en lave pillée, laine de roche) et d’une couche de plantes vivaces. Cette dernière fait principalement appel à des sédums, qui sont des sortes de plantes de rocaille tapissantes, résistantes aussi bien à la sécheresse qu’au gel. La couche végétalisée peut être réalisée sous forme de tapis pré-cultivé en pépinière, lorsque l’on souhaite un effet immédiat, ou bien par plantation de micro-mottes ou de semis, pour un résultat sous 1 à 3 ans moyennant un entretien suivi de la toiture durant toute cette période. De manière générale, le choix des plantes varie selon les régions. La variété des mélanges de sedums donne un aspect hétérogène, avec une variation des couleurs en fonction des saisons.

2- La mise en œuvre

Les systèmes végétalisés se mettent en œuvre sur une étanchéité de type bitumineuse ou membrane synthétique, résistante à la pénétration des racines et aux attaques de micro organismes, qui recouvre généralement une isolation thermique. Le tout est posé sur une structure portante pouvant être réalisée en béton, panneaux de bois, bacs acier ou plaques de fibro-ciment, laquelle doit être à même de supporter le poids du complexe végétalisé lorsqu’il est saturé d’eau, soit 100 kg/m2 en moyenne avec des variations de 75 à 270 kg/m2 selon les systèmes. Ce support doit être pourvu d’une pente minimale de 3 %, afin d’assurer le bon écoulement de l’eau et d’éviter que les racines des sedums baignent dans l’eau en permanence. A noter que de nouveaux procédés de végétalisation peuvent être réalisés sur des toitures ayant des pentes jusqu’à 60 %. Ils se composent pour cela de bacs tout en un (drainage, substrat et végétation) se clipsant les uns aux autres et pouvant être maintenus par des barres de renfort.

Privilégier une situation dégagée
De l’implantation de la toiture végétalisée dépend le bon développement des végétaux mis en oeuvre. A ce titre, il convient de privilégier un ensoleillement suffisant afin de permettre l’assèchement du substrat au moins une fois par an, d’éviter les situations très ombragées qui favorisent l’installation de plantes non souhaitées, ou encore la proximité d’arbres feuillus dont les feuilles mortes à l’automne viennent gêner la croissance des sédums, et enfin d’éviter une exposition à des vents violents.


3- L’entretien

L’entretien d’une toiture végétalisée est relativement limité et se résume à un passage une à deux fois par an pour enlever les mauvaises herbes. L’arrosage est inutile dans la plupart des régions françaises à l’exception du pourtour méditerranéen où il peut être envisagé de manière ponctuel. En cas de sécheresse prolongée, et ce quelque soit la région, il est toutefois conseillé d’arroser la toiture à raison d’une fois tous les 15 jours. Une recommandation surtout valable dans la première jeunesse de la toiture, c’est à dire dans l’année suivant son installation.

Trouver un professionnel
Peu d’entreprises sont aujourd’hui spécialisées dans la mise en oeuvre de toitures végétalisées, de sorte que la plupart des poseurs sont majoritairement des entreprises d’étanchéité, des paysagistes ou des couvreurs. En l’absence de toute réglementation spécifique, les professionnels doivent veiller au respect des Règles professionnelles éditées par la Chambre syndicale française de l’étanchéité. Quant aux systèmes de végétalisation, on préconisera les procédés bénéficiant d’un Avis Technique.


Virginie Pavie
Crédit photo : Toitvert





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